Un actionnaire important de SES et
d’Intelsat S.A. soutient la combinaison des deux sociétés
L’industrie des satellites fixes est
confrontée à une menace existentielle qui n’est que partiellement
prise en compte par la transaction
SES doit adapter sa culture d’entreprise à
un environnement beaucoup plus compétitif et abandonner les pièges
d’un oligopole statique d’opérateurs historiques quasi
gouvernementaux
Ces propositions visent à moderniser le
capital social et la structure du Conseil d’administration de la
société et à remédier aux pratiques d’investissement peu
performantes en restituant le capital excédentaire aux
actionnaires
Appaloosa LP (« Appaloosa »), qui gère des fonds détenant plus
de 7 % d’intérêts économiques dans SES S.A. (« SES » ou la «
société ») et Intelsat, SA, a soumis des propositions de
procuration demandant au Conseil d’administration de SES (le «
Conseil ») de prendre des mesures immédiates pour remédier aux
lacunes en matière de gouvernance d’entreprise, d’allocation de
capital et de responsabilité de la direction.
Appaloosa a publié la déclaration suivante en rapport avec ces
propositions :
SES se trouve aujourd’hui dans un environnement beaucoup plus
compétitif que tout ce qu’elle a connu dans son histoire. Cette
réalité n’échappe pas aux marchés boursiers, qui évaluent les
actions de la société à un niveau nettement inférieur aux niveaux
les plus bas de l’ère COVID. En tant qu’actionnaire important à
long terme de SES, Appaloosa LP soutient la fusion en cours de la
société avec Intelsat SA (dans laquelle Appaloosa détient également
une participation comparable). Nous pensons que les synergies de la
fusion et la perspective d’un apport de cadres supérieurs
talentueux dans le cadre de la transaction répondent, en partie, à
certains des défis auxquels la société est confrontée. Néanmoins,
d’autres changements doivent être apportés si la société veut faire
face à la menace existentielle actuelle. SES doit abandonner un
statu quo obsolète et forger une culture d’entreprise qui s’ouvre
aux opportunités commerciales et se détache de son passé de pupille
du gouvernement.
À cette fin, nous pensons que les mesures structurelles et de
gouvernance suivantes méritent une attention urgente de la part du
Conseil d’administration :
1. Moderniser la structure du capital
social
Dans le cadre de la structure actuelle du capital de SES, le
gouvernement luxembourgeois détient directement et indirectement
une catégorie distincte d’actions (catégorie B) dont les droits de
vote sont disproportionnés par rapport à son intérêt économique
dans la société (33,33 % de droits de vote contre 16,67 % d’intérêt
économique).
Cette disparité aurait peut-être pu être excusée dans le passé,
lorsque l’industrie des satellites fonctionnait comme un oligopole
statique d’opérateurs historiques quasi gouvernementaux à l’abri
des menaces concurrentielles matérielles. Dans le contexte actuel,
cependant, la structure est une relique désuète qui prive les
actionnaires de leurs droits et décourage les investisseurs et les
clients de prendre la société au sérieux en tant qu’entreprise
commerciale authentique.
Nous proposons donc que les actions de classe B existantes
soient converties en actions de classe A à un taux de conversion de
0,4/1, ce qui donnerait une seule classe d’actions ordinaires dans
laquelle le gouvernement conserverait une participation de 16,67 %.
Les droits spéciaux attachés aux actions de classe B
disparaîtraient également à l’occasion de cette conversion. À la
place, nous pensons que les intérêts légitimes du gouvernement
luxembourgeois dans le maintien du domicile, de la représentation
proportionnelle au Conseil d’administration et des opérations
substantielles au Luxembourg peuvent être étroitement pris en
compte par le biais de dispositions spécifiques ajoutées aux
statuts de la société ou par un accord contractuel.
Les droits d’approbation du gouvernement sur les nouveaux
actionnaires au-delà de certains seuils devraient toutefois être
supprimés des statuts. Ces droits ne sont plus appropriés à la
lumière de la loi luxembourgeoise datée du 14 juillet 2023, qui,
selon nos informations, établit un mécanisme national de filtrage
des investissements directs étrangers et met en œuvre le règlement
(UE) 2019/452.
Grâce à ces mesures, les préoccupations légitimes du
gouvernement peuvent être prises en compte, mais sa capacité à
influencer de manière disproportionnée les affaires commerciales de
la société est limitée. En fin de compte, la modernisation de la
structure du capital de la société pour la rendre conforme aux
normes internationales contribuera à la viabilité continue de SES
et profitera à la fois aux actionnaires publics et au Grand-Duché
de Luxembourg.
2. Moderniser la structure du
Conseil
Le Conseil d’administration de SES est configuré pour des
considérations qui ne sont plus pertinentes aujourd’hui et qui sont
bien en deçà des normes de gouvernance internationalement
reconnues. Les conseils d’administration de grande taille sont
généralement peu maniables et ne parviennent souvent pas à prendre
des mesures opportunes dans un environnement concurrentiel qui
évolue rapidement. En particulier, la configuration actuelle est
trop hiérarchique et bureaucratique. Cette structure permet aux
membres de s’enraciner, donne une autorité excessive aux
représentants du gouvernement et décourage le renouvellement du
Conseil d’administration.
Afin de favoriser l’harmonisation, l’agilité et l’efficacité de
l’organe directeur, nous proposons ce qui suit :
- réduire le nombre de membres du Conseil d’administration à un
maximum de 9, le gouvernement ne recevant pas plus de sièges que
son intérêt proportionnel ne le mérite (c’est-à-dire 16,67 %) sur
une base arrondie ;
- éliminer les mandats échelonnés et permettre aux actionnaires
d’élire chaque membre annuellement ;
- supprimer les postes de vice-président ; et
- adopter formellement une politique et un programme de
renouvellement régulier du conseil d’administration, en commençant
par la nomination de nouveaux membres à au moins deux des
sièges.
3. Redonner de la valeur aux
actionnaires
Les actions SES se négocient avec une décote de plus de 50 % par
rapport à leur valeur comptable et un rendement du dividende à deux
chiffres, en dépit d’un récent rebond spéculatif sur une manne
potentielle provenant de la vente de fréquences. Il est clair que
le marché réagit au triste bilan de la société (et du secteur) en
matière de déploiement de capitaux à des rendements inférieurs à la
normale, d’exécution médiocre et d’incapacité à atteindre même ses
propres objectifs, souvent timides. Ces niveaux de prix remettent
en question la viabilité à long terme de l’entreprise et la
possibilité pour les actionnaires de récupérer un jour le capital
piégé dans un cercle vicieux d’investissements médiocres. Bien que
les bénéfices de l’acquisition d’Intelsat puissent prolonger la
piste d’atterrissage, les perspectives à long terme de SES seront
menacées jusqu’à ce que la société puisse restaurer la confiance du
marché dans sa capacité à gérer le capital.
Nous pensons que la première étape pour restaurer la crédibilité
est de mettre en œuvre un programme strict de retour de capital aux
actionnaires et de s’y tenir. C’est aussi le meilleur moyen de
s’assurer que les actionnaires de SES participent aux 2,4 milliards
d’euros de synergies validées d’Intelsat. Nous proposons donc que
le Conseil d’administration de SES adopte une politique de
remboursement annuel du capital excédentaire, défini comme la somme
de l’excédent de trésorerie d’ouverture et des investissements à
court terme, plus les flux de trésorerie d’exploitation et les
produits de la vente d’actifs (y compris les produits de spectre)
générés au cours de l’année après prise en compte des éléments
suivants :
(1)
des remboursements de dettes nécessaires
pour ramener le ratio dette brute/BAIIA (hors dépenses liées aux
transactions en cours) à un seuil de 3,75x ;
(2)
des investissements en capital nécessaires
au cours des 12 derniers mois pour maintenir le réseau de
satellites GEO existant de la société ;
(3)
la composante capitaux propres des fonds
dépensés pour achever le développement du réseau MEO existant de la
société ; et
(4)
les fonds nécessaires pour achever la
transaction d’achat d’actions Intelsat conformément à l’accord
d’achat d’actions daté du 30 avril 2024.
Appaloosa estime que ces propositions sont essentielles pour
améliorer la gouvernance, le déploiement du capital et la
responsabilité de la direction afin d’apporter à SES les meilleures
normes de sa catégorie. Le respect de ces normes est une étape
cruciale dans la promotion d’une culture d’entreprise
commercialement proactive, qui est le meilleur espoir de la société
de survivre à l’assaut de la concurrence qui est en train de se
produire. Nous demandons instamment à nos collègues actionnaires de
soutenir ces propositions lors de la prochaine assemblée générale
annuelle des actionnaires de SES.
Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune
manière être considéré comme officiel. La seule version du
communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue
d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte
source, qui fera jurisprudence.
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